Un Appel à l’Angoisse

Un Appel à l’Angoisse

Par
David Wilkerson

Voulez-vous ouvrir vos bibles au 1er
chapitre du livre de Néhémie, s’il vous plaît? Néhémie, chapitre 1er.
Merci de laisser vos bibles ouvertes sur vos tablettes, nous y reviendrons
dans le cours de mon message, ce soir.

Ce
serait pour moi difficile de prêcher ceci si… je devais me fier à ma propre
chair qui me dit que je… je prêche trop de messages durs. Il y a eu des
moments dans le passé où j’ai dit au Seigneur : « Seigneur, ne peux-Tu
pas me donner un message joyeux?
« …

(David Wilkerson a la voix
qui se serre, tout ému)

Seigneur, je ne peux pas… Je suis trop âgé pour jouer, pour
perdre du temps en absurdités, et je suis fatigué des rhétoriques, des
rhétoriques qui n’ont aucun sens, et qui ne changent jamais rien. Seigneur,
aide-moi seulement. Aide-moi.

Les
amis, je suis fatigué d’entendre parler de réveil. Je suis fatigué d’entendre
parler du renouveau, de l’effusion du Saint-Esprit dans les derniers jours.
J’ai entendu cette rhétorique pendant cinquante ans. C’est juste de la
rhétorique. Cela n’a pas le moindre sens. Je suis fatigué d’entendre parler
des gens dans l’Eglise qui disent qu’ils veulent que leurs bien-aimés soient
sauvés. Je suis fatigué d’entendre les gens dire : « Je me fais du
souci pour mon mariage en crise
 » quand ce ne sont que des mots.
C’est de la rhétorique. Je ne veux plus entendre les discours qui décrivent à
quel point l’Amérique est devenue immorale, combien la société est devenue
impie, combien les affaires sont devenues corrompues. Je suis fatigué
d’entendre dire que l’islam est en train de prendre le contrôle et que les
chrétiens perdent de leur puissance; à quel point l’Eglise est devenue morte,
car cela, c’est aussi de la rhétorique – cela n’a aucun sens.

A
bas toutes nos conférences sur le mode « comment faire ceci ou faire
cela », parce qu’elles n’accomplissent rien – comment faire face à telle
chose; comment construire une plus grande église; comment toucher les perdus;
comment améliorer les talents de vos chrétiens; et comment avoir un impact
sur le monde dans cette époque d’ordinateurs.

Quand
j’observe toute la scène religieuse d’aujourd’hui, tout ce que je vois, ce
sont des inventions et des ministères humains et charnels. Et je vois
davantage le monde rentrer dans l’Eglise et avoir un impact sur l’Eglise, que
l’Eglise avoir un impact sur le monde. Je vois que la musique prend le
contrôle de la Maison de Dieu. Je vois les distractions envahir la Maison de
Dieu, et l’obsession pour les divertissements dans la Maison de Dieu, une
hantise pour la correction et une hantise pour les réprimandes. Personne ne
veut plus en entendre parler! Dites-moi donc, combien d’églises avez-vous
visitées récemment, combien d’églises connaissez-vous où, lorsque vous y
pénétrez, le Saint-Esprit agit de façon si forte que chacun de vos péchés est
ramené devant vos yeux, par la grâce pleine d’amour de Dieu? A quand remonte
la dernière fois où vous avez été à l’église et où vous avez vu les jeunes
sous une telle conviction de péché parce que le peuple de Dieu a eu le visage
contre terre? et qu’il y a un tel fardeau, qu’il y a une telle agonie que les
jeunes gens tombent sur leur face, invoquant Dieu, parce que des chrétiens
ont réclamé au Seigneur qu’Il répande du ciel la conviction du péché? Dans
combien d’églises avez-vous été dernièrement où vous avez entendu une parole
venant de la chaire, une parole qui brûlait si fort dans votre âme que vous
saviez qu’elle venait du cœur de Dieu? J’espère que vous l’entendez ici.

Qu’est-il
donc arrivé à l’angoisse dans la Maison de Dieu? Qu’est-il donc arrivé à
l’angoisse dans le ministère pour que vous n’en entendiez pas parler dans
cette époque où l’on vit aux petits soins? Vous n’en entendez pas parler.

L’angoisse
signifie douleur extrême, détresse; l’émotion est si vive qu’elle devient
douloureuse, aiguisée; c’est une douleur intérieure profondément ressentie à
cause de votre condition, des conditions en vous et autour de vous.
L’angoisse… Une profonde douleur et le chagrin… Et l’agonie du cœur de Dieu.

Nous
nous sommes cramponnés à notre rhétorique religieuse et à tous nos discours
sur le réveil, mais nous sommes devenus si passifs que nos soi-disant
réveils, nos émois ne sont que de très courte durée. Et lorsque les réveils
et les renouveaux de courte durée viennent de la main de Dieu, ils sont de si
courte durée. Et dans ces moments, nous promettons à Dieu que nous ne
retournerons plus jamais à notre passivité. Il se passe à peine quelques
semaines ou quelques mois et nous retombons, et cette fois, nous retombons
plus bas encore dans la passivité qu’au départ! Je parle par expérience! Et
nous disons : « Cette fois, Dieu, c’est pour la vie que Tu m’as
touché. Je ne serai plus jamais le même!
 » C’est comme un feu
d’artifice : une forte explosion, beaucoup de bruit, et ensuite ça s’éteint!
(David Wilkerson crie).

Toute
passion véritable pour Christ naît de l’angoisse. Toute passion véritable
pour Christ est issue d’un baptême d’angoisse. Si vous cherchez dans les
Ecritures, vous trouverez que lorsque Dieu est déterminé à restaurer une
situation en ruines, Il va Se chercher un homme de prière, et Il le fait descendre
dans les eaux de l’angoisse. Il lui partage Sa propre angoisse par rapport à
ce qu’Il voit survenir dans Son Eglise et dans Son peuple, et Il se trouvera
un homme de prière et Il prendra cet homme et le baptisera littéralement dans
l’angoisse.

Vous
trouvez ceci dans le livre de Néhémie : Jérusalem est en ruines. C’était le
centre d’intérêt de Dieu sur la terre en ce temps-là, la ville sainte, et
elle est complètement dévastée, et elle est remplie d’iniquité : des mariages
mixtes avec les païens; ils asservissaient leur propre peuple, en faisant des
pauvres des esclaves. La Maison de Dieu était polluée par des souillures. Le
grand sacrificateur était soudoyé par Tobija, un vaurien païen. Et comment
donc Dieu va-t-Il prendre en main pareille situation? Comment donc Dieu
va-t-Il restaurer les ruines? Comment fait-Il? Que fait-Il? (David
Wilkerson élève la voix
).

Voyez-vous,
nous faisons face à une situation similaire sauf que la nôtre est mille fois
pire. Nous sommes à l’époque où les hommes, selon les prophéties de Jésus,
avanceront toujours plus dans le mal. C’est exactement ce qui arrive
aujourd’hui. L’Eglise est paralysée par toutes sortes d’échecs : agressions
d’enfants, incestes, adultères,… Nous avons une nation, un pays
« chrétien » qui est inondé de films pornographiques, à tel point que
le monde entier en rougit. Et maintenant, selon le New York Times, il y a un
nouveau film qui vient du Festival de Cannes et qui est sur le point
d’atteindre les côtes des Etats-Unis, dans lequel sont montrés des enfants de
13-14 ans ayant toutes sortes de relations sexuelles indicibles avec des
adultes! Et ils ont dit au Festival de Cannes que c’est pour eux un sujet de
gloire! Non seulement nous avons enlevé l’enveloppe, mais nous avons franchi
la limite! Et l’Amérique approuve maintenant cela! (David Wilkerson crie
son indignation
).

La
ruine et le chaos moral corrompent aussi la Maison de Dieu. Comment
expliqueriez-vous sinon qu’il se trouve des multitudes de chrétiens qui
rentrent chez eux et regardent HBO, une émission que je n’ai jamais vue – je
n’ai pas la télévision – mais je l’ai lu dans le journal d’aujourd’hui, dans
le New York Times, une émission qui s’intitule « Les Sopranos ». Il
s’agit d’une histoire de mafia : il n’y a que des meurtres, des assassinats
et du sexe. Des escroqueries, des mensonges ! La mafia ! Et des millions de
chrétiens maintenant, aux Etats-Unis, se réunissent pour parler du prochain
épisode, et ils en sont devenus dépendants. Dépendants! Pour certains d’entre
vous qui êtes maintenant même en train de m’écouter, c’est là votre émission
favorie. Ne riez pas! C’est une question de vie ou de mort ! Êtes-vous venu
ici ce soir, avez-vous levé les mains et chanté des chants et passé un bon
moment, tout en sachant que vous regardez ce film?

Je
crois à l’amour de Dieu. J’ai prêché la miséricorde, la grâce et l’amour,
l’amour venant de l’alliance. Je crois à la prédication de la bonté et de la
patience de Christ. Mais des multitudes aujourd’hui sont en train d’être
saturées par des sermons qui disent : « Tout est en ordre, tout va
bien »
! Et vous avez des gens maintenant qui sont en train de
changer la grâce de Dieu en dissolution. Nous sommes devenus comme les
enfants d’Israël qui disaient les bonnes paroles. Mais voici ce que Dieu a
dit : « J’ai entendu les paroles que ce peuple t’a adressées: tout ce
qu’ils ont dit est bien. Oh! s’ils avaient toujours ce même cœur pour Me
craindre et pour observer tous Mes commandements, afin qu’ils fussent heureux
à jamais, eux et leurs enfants! »
(Deutéronome 5:28-29). Oh! vous
dites de bonnes paroles, vous chantez les bons chants, mais votre cœur n’est
pas droit ! (David Wilkerson crie.)

Néhémie,
chapitre 1, versets 1 à 3: « Paroles de Néhémie, fils de Hacalia. Au
mois de Kisleu, la vingtième année, comme j’étais à Suse, dans la capitale,
Hanani, l’un de mes frères, et quelques hommes arrivèrent de Juda. Je les
questionnai au sujet des Juifs réchappés qui étaient restés de la captivité,
et au sujet de Jérusalem. Ils me répondirent : Ceux qui sont restés de la captivité
sont là dans la province, au comble du malheur et de l’opprobre; les
murailles de Jérusalem sont en ruines, et ses portes sont consumées par le
feu. »
(Néhémie 1:1-3).

Voici
la nouvelle qui fut rapportée à Néhémie par une délégation venant de la ville
en ruines de Jérusalem : « Jérusalem est dévastée, la muraille est
dévastée. Tout est en ruines, complètement en ruines. »
Maintenant,
ces hommes, je suis certain qu’ils étaient des hommes pieux, mais ils
n’avaient pas la moindre idée de ce que Dieu allait faire. Et tout ce qu’ils
pouvaient voir, c’étaient les ruines, la dévastation, le désespoir et la
détresse.

Verset
4: « Lorsque j’entendis ces choses, je m’assis, je pleurai, et je fus
plusieurs jours dans la désolation. Je jeûnai et je priai devant le Dieu des
cieux. »
(Néhémie 1:4).

Voyez-vous,
quand Dieu a trouvé un homme de prière, Il le plonge dans les eaux du baptême
de l’angoisse. Cet homme descend dans l’angoisse !

Et
au verset 6: « Ecoute la prière que ton serviteur t’adresse en ce
moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d’Israël, en confessant
les péchés des enfants d’Israël, nos péchés contre toi; car moi et la maison
de mon père, nous avons péché. »
(Néhémie 1:6).

Ecoutez
ceci, mes amis, Néhémie n’était pas un prédicateur, c’était un homme de
prière, il était échanson du roi; il vivait dans le confort, il vivait dans
la royauté, il avait des serviteurs pour ainsi dire. Mais c’était un homme de
prière. Et Dieu a trouvé un homme qui n’a pas seulement eu une émotion
passagère, quelque soudain sursaut de préoccupation et qui ensuite le laisse
s’éteindre. Il a dit : « Non, je tombai dans la désolation, et je
pleurai, et je m’affligeai, et je jeûnai. Et ensuite, je commençai à prier
jour et nuit. »
Quand j’entendis la nouvelle, je pleurai.

Pourquoi
son frère Hanani, pourquoi ces autres hommes – parce que plus tard Hanani
allait être nommé gouverneur de la ville – pourquoi n’avaient-ils pas obtenu
de réponse? Pourquoi Dieu ne les a-t-Il pas utilisés dans la restauration,
pourquoi n’avaient-ils eu aucune parole? Parce qu’il n’y avait pas eu chez
eux le moindre signe d’angoisse ! Pas de larmes; pas une seule parole de
prière ! Rien que des ruines, c’était tout ce qu’ils voyaient. Est-ce que
cela ne vous fait rien du tout qu’aujourd’hui la Jérusalem spirituelle de
Dieu, l’Eglise, ait épousé le monde? qu’il y ait une telle indifférence en
train d’envahir le pays?

Il
y a tant de personnes de ma connaissance qui étaient des amis à moi et que je
vois tomber, l’une après l’autre, maris et femmes, dans une telle passivité.
Elles se rendent dans des églises où elles peuvent trouver des messages
légers, ne voulant plus entendre parler de ce qui touche à la colère, à la
correction ! Certaines d’entre elles étaient mes amis les plus proches ! Je
les vois tomber sur les côtés de l’allée. Cela ne vous fait-il rien? Plus
proche de vous, n’êtes-vous pas préoccupés par la Jérusalem qui se trouve
dans vos propres cœurs, le signe indiquant la ruine qui lentement dessèche la
puissance spirituelle et la passion? l’aveuglement par rapport à la tiédeur,
par rapport au mélange qui pénètre à l’intérieur? Voyez-vous, lorsque
l’aveuglement spirituel vient, très peu le reconnaissent. C’est la dernière
chose de reconnaissable qui survient à un enfant de Dieu.

Si
moi, en tant que pasteur, je vous connaissais personnellement et que je
veillais sur votre vie et qu’en tant qu’un des pasteurs de l’église, je
venais vous dire : « Je vous aime, mais je dois vous dire la vérité.
Vous êtes en train de changer. Vous n’êtes plus ce que vous étiez autrefois.
Il y a quelque chose du monde qui est rentrée dans votre cœur. Je ne sais pas
si c’est la télévision, je ne sais pas la chose qui possède votre cœur, mais
je vois des changements en vous. Je ne vois pas le brisement, je ne vois pas
la compassion qu’autrefois vous aviez pour votre famille. Je ne vois pas que
vous vous souciez de vos bien-aimés qui ne sont pas sauvés. Vous êtes en
train de changer. Petit à petit, quelque chose vous attire »
, est-ce
que cela vous amènerait sur vos genoux, le fait que le Seigneur mette
soudainement devant vos yeux la ruine dont vous n’aviez même pas conscience?
Et pour vous dire la vérité, oui, je rends grâce à Dieu pour l’onction et les
chants de ce soir, je rends grâce à Dieu pour la louange qui a jailli de si
nombreux cœurs sanctifiés vivant dans l’alliance avec le Seigneur, mais la
vérité et la grande question sont que, en toute honnêteté, il se trouve parmi
nous une multitude qui est en train de changer et ils ne le savent pas ! Vous
avez perdu votre feu.

Voyez-vous,
lorsque vous lisez le livre de Josué, vous voyez que c’est presque un livre
d’échec parce qu’ils ont perdu leur amour, ils ont perdu leur feu. C’est
précisément ce que le diable veut faire, c’est de vous enlever le feu et de
l’étouffer, de sorte que vous ne vous consacrerez plus au travail
d’enfantement dans la prière, vous ne vous tiendrez plus à genoux devant
Dieu. Vous vous contentez juste de vous asseoir pour regarder la télévision
et vous irez finalement en enfer ! (David Wilkerson crie.)

Hum.
Laissez-moi vous poser une question : est-ce que ce que je viens juste de
dire vous a convaincus, ou pas du tout? Est-ce que vous allez simplement
laisser le message entrer par une oreille et sortir par l’autre? Lorsqu’un
pasteur vous dit maintenant même : « Hé, je ne sais pas qui vous êtes,
mais le Saint-Esprit me parle, vous êtes en train de changer. Petit à petit,
vous perdez l’amour de Dieu, l’amour de Christ – petit à petit, ces choses
rendent les gens immoraux »
, mes amis, pourquoi pensez-vous que vos
pasteurs élèvent la voix contre la télévision? Pensez-vous que nous y
trouvons un quelconque plaisir venant de la chair? Je n’éprouve aucun plaisir
à entendre quelqu’un me dire : « J’ai entendu votre message et je me
suis débarrassé de mon téléviseur. »
Cela ne me procure aucun
plaisir, cela ne me procure aucun plaisir en tant que pasteur. Nous vous
avons donné un avertissement parce que nous veillons sur vos âmes. Ces
choses, je ne sais pas d’où elles viennent, de votre lieu de travail ou
d’ailleurs, ces choses rampent sournoisement et soudain elles pénètrent dans
Jérusalem, car la muraille est détruite ! Et la ruine s’installe. (David
Wilkerson crie.)

Cela
ne vous fait-il réellement rien que vos bien-aimés soient en train de mourir
et que nous nous approchions de plus en plus de la fin? Est-ce que vous vous
en souciez réellement? Ils peuvent mourir et aller en enfer, en dépit du fait
que vous soyez amoureux de Jésus ! Où est l’angoisse? Où sont les larmes? Où
sont les gémissements? Où sont les temps de jeûne? Combien d’entre vous avez
jeûné, prié, le cœur brisé devant le Seigneur? Je parle de l’Eglise de
Jésus-Christ en général. Où sont les gens qui se réveillent en plein milieu
de la nuit? Voyez-vous, Néhémie a dit : « Je priai jour et nuit. »
Où sont les confessions de vos péchés et ceux de vos enfants ? Où sont les
confessions des péchés de vos enfants devant le Seigneur ou des péchés de
votre conjoint devant le Seigneur? Parce que c’est exactement ce que Néhémie
fait : il confesse ses péchés et les péchés de Son peuple, et ensuite il dit
: « Nous avons péché. J’ai péché. » Puis il dit : « Nous
avons péché. »

Lorsque
Néhémie a eu écho des ruines et de la destruction de Jérusalem, il n’a pas
demandé pourquoi – pourquoi un Dieu saint et juste a-t-Il permis que Sa ville
tombe en ruine? pourquoi y a-t-il eu tant de gens dispersés? pourquoi y
a-t-il eu tant de gens tués et assassinés? Il n’a pas posé les questions que
nous posons en Amérique aujourd’hui : pourquoi Dieu a-t-Il permis que les
Tours jumelles tombent et que plus de 2000 personnes périssent dans le crash?
Comment un Dieu d’amour peut-Il permettre cela?

Mes
amis, je vous partage ce que le pasteur Carter a dit aujourd’hui : j’éprouve
une sainte colère qui monte dans mon cœur quand j’entends parler des prédicateurs
à la télévision ou à la radio. Ecoutez ce qu’ils ont dit à la télévision : « Oh!
Dieu n’avait rien à voir avec çà. Dieu n’avait rien à voir avec çà. Ne le
mettez pas sur le compte de Dieu ! »
Mais allez donc dans Daniel 9 et
je veux vous dire une fois pour toutes que c’était Dieu qui a permis que
l’Amérique se réveille. Dieu ne l’a pas fait, Il n’a pas arrêté le plan de
l’ennemi parce qu’Il avait un but plus élevé, parce qu’Il aime l’Amérique qui
était en train de glisser vers l’enfer éternel ! Je vais baisser le ton sinon
vous allez croire que je suis en colère.

Daniel
9, verset 5: « Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité ? » Pourriez-vous
dire la même chose à propos de l’Amérique ? « Et nous avons été
méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de Tes commandements et de
Tes ordonnances.
Nous n’avons pas écouté Tes serviteurs, les
prophètes, qui ont parlé en Ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, et
à tout le peuple du pays. »
(Daniel 9:6). Autrement dit, le
gouvernement avait été averti par des hommes justes.

« A Toi, Seigneur, est la justice, et à nous la confusion
de face, en ce jour, aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem, et à
tout Israël, à ceux qui sont près et à ceux qui sont loin, dans tous les pays
où Tu les as chassés à cause des infidélités dont ils se sont rendus
coupables envers Toi. Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à
nos chefs, et à nos pères, parce que nous avons péché contre Toi. »

(Daniel 9:7-8).

Pourquoi?
« Auprès du Seigneur, notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car
nous avons été rebelles envers Lui. Nous n’avons pas écouté la voix de
l’Eternel, notre Dieu, pour suivre Ses lois qu’Il avait mises devant nous par
Ses serviteurs, les prophètes. Tout Israël a transgressé Ta loi, et s’est
détourné pour ne pas écouter Ta voix. Alors se sont répandues sur nous les
malédictions et les imprécations qui sont écrites dans la loi de Moïse,
serviteur de Dieu, parce que nous avons péché contre Dieu. Il a accompli les
paroles qu’Il avait prononcées contre nous et contre nos chefs qui nous ont
gouvernés, Il a fait venir sur nous une grande calamité, et il n’en est
jamais arrivé sous le ciel entier une semblable à celle qui est arrivée à
Jérusalem. »
(Daniel 9:9-12)

Verset
14 : « L’Eternel a veillé sur cette calamité, et l’a fait venir sur
nous; car l’Eternel, notre Dieu, est juste dans toutes les choses qu’Il a
faites, mais nous n’avons pas écouté Sa voix. »

Maintenant,
laissez-moi revenir à mon message. Il y a une grande différence entre
l’angoisse et le souci, la préoccupation. Dieu m’a personnellement fait
comprendre cela. Une préoccupation, c’est quelque chose… c’est le plus
grand intérêt que vous prenez dans un projet ou une cause ou une
préoccupation ou un besoin, quelque chose qui mobilise une grande part de
votre attention, et qui généralement vient à travers un stimulus émotionnel.
Vous savez, vous pouvez entendre parler d’une situation, comme nous avons
entendu dimanche dernier parler de l’Afrique du Sud et des centaines de
milliers d’enfants mourant du SIDA, et vous pouvez entendre ce que nous avons
entendu de la bouche de la sœur Holder, cet après-midi, des milliers
d’enfants qui meurent à Cocanada, en Inde, et vous pouvez être tout remué de
l’intérieur en entendant cela. Vous pouvez ressentir une grande émotion et
vous recevez un très lourd fardeau. Mais, mes amis, il y a une grande
différence entre préoccupation et angoisse. Parce que, voyez-vous, vous
pouvez vous lier à une cause, vous pouvez devenir tout excité à ce sujet ou
au sujet d’un projet quelconque, vous pouvez en parler partout autour de
vous, vous pouvez l’exposez publiquement en chaire, vous pouvez en faire la
publicité, vous pouvez le soutenir, l’organiser, y consacrer beaucoup
d’effort. Laissez-moi vous dire quelque chose : j’ai appris, au cours de
toutes mes années, mes cinquante années de prédication, que si ce n’est pas
enfanté dans l’angoisse, même si cela a été enfanté par le Saint-Esprit, à
cause de ce que vous avez vu ou entendu des ruines, si cela ne vous conduit
pas sur vos genoux, ne vous plonge pas dans un baptême d’angoisse où vous
commencez à prier et à chercher Dieu… (David Wilkerson a la voix très
émue).

Mes
amis, cette église a été enfantée dans l’angoisse. Six mois d’angoisse, de
larmes, dans une petite ville de Pennsylvanie, où le pasteur d’une petite
église a crié : « Oh! Dieu, je suis sec et je suis vide. Tu as prévu
pour moi plus que cela, et si c’est çà tout ce qu’est le Saint-Esprit, je
n’en veux pas. »
Il y avait un tel désespoir : semaine après semaine,
j’invoquai le nom du Seigneur, confessant ma propre mort et ma stérilité. Et
finalement je suis venu dans cette ville pour faire un tour à pied, à travers
les rues, puis j’ai arpenté la 42ème rue, et je les ai vus en
train de vendre une espèce d’héroïne, en criant : « J’ai le truc qui a
tué Len. »
1 Et je
me rappelle avoir été saisi par la désolation et cela ne m’importait guère
les voitures qui passaient. Je me suis assis sur un escalier de secours sur
le côté d’un immeuble et j’ai pleuré ! Et j’étais dans l’angoisse ! J’étais
dans l’angoisse dans un endroit situé à quatre pâtés d’immeubles d’ici ! A
Broadway ! (David Wilkerson élève la voix sur un ton de désespoir). J’ai
versé des larmes, j’ai pleuré et j’ai gémi ! Je ne cherchais pas à avoir un
ministère. Je ne cherchais pas à construire une église. Je ressentais la
douleur de Dieu pour une ville en perdition ! (David Wilkerson crie de
toute son âme.)
C’était la même agonie que j’avais eue des années plus
tôt quand j’ai démarré Teen Challenge. Et je n’ai jamais eu autre chose qui
ait eu une quelconque valeur aux yeux de Dieu pendant mes cinquante années de
ministère, et qui n’ait jamais été enfantée dans l’agonie. Jamais ! Jamais ! (David
Wilkerson crie d’une voix très émue)
. Cela aurait été autrement purement
charnel ! Charnel ! (David Wilkerson lance le mot en criant).

Mes
amis, je me suis rendu dans le reste du monde, et j’ai entendu le cri de
pasteurs morts et vides, certains battant leurs propres femmes comme des
animaux, et j’ai entendu cette confession : « Cela fait des mois
entiers que je n’ai pas prié. Cela fait six mois que je n’ai pas prié. »

Et je sais que les sermons ne pourront rien y remédier ! Je sais que de
nouvelles révélations ne feront rien, l’alliance n’y fera rien. Je le sais
maintenant. Oh! Dieu, je le sais… Cela ne fera rien… à moins que je sois
dans l’agonie, à moins que je sois dans l’agonie à ce sujet… (David
Wilkerson pleure ouvertement, d’un cœur brisé)
.

Je
prêche des sermons. Oh! Dieu, je prêche des sermons. Et j’ai dit : « Non,
il est trop tard. Je n’ai pas beaucoup de temps. »
Et tous nos
projets, tous nos ministères, tout ce que nous faisons… Où sont les
moniteurs d’écoles du dimanche qui pleurent sur les enfants dont ils savent
qu’ils ne sont pas là et qu’ils vont en enfer? (David Wilkerson dit cela
dans un cri d’agonie très poignant
.)

Partout
où je vais, quelqu’un a un projet, quelqu’un a un plan ou un rêve. C’est tout
ce dont il s’agit. C’est une idée. Les gens ne viennent pas vers moi avec un
cœur brisé, ils ne viennent pas vers moi après des heures passées à prier,
jeûner et gémir. Il n’y a pas de cœur brisé. C’est juste une idée. J’en suis
malade.

Voyez-vous,
une vraie vie de prière commence à l’endroit de l’angoisse; c’est le lieu où
des décisions qui vont être vitales pour le reste de votre vie, sont faites.
Voyez-vous, si vous prenez la résolution dans votre cœur de prier, Dieu va
venir et commencer à vous partager Son cœur. Il peut vous ouvrir Son cœur, et
je vous le dis, il y a de la douleur dans Son cœur (David Wilkerson est
animé d’une profonde peine qui se ressent dans sa voix émue
.)

Mais
voyez-vous, il y en a si peu qui entendent. Il va vous montrer la condition
de l’Eglise. Il va vous montrer la condition de votre propre cœur, et Il va
vous poser une question : « Qu’est-ce que cela te fait? Qu’est-ce que
cela te fait? »
(David Wilkerson pose la question sur un ton
déchirant et pathétique)
.

Et
ce serviteur angoissé a eu à prendre une décision. Maintenant, pour chacun de
vous ici, il se peut que vous n’ayez pas à prendre une décision. Moi, je dois
en prendre une. Ou bien vous vous levez de votre lieu d’angoisse et sortez
des eaux du baptême d’angoisse, en disant : « Je ne peux gérer ça. Je
peux à peine supporter une telle situation. Je n’en veux pas. Dieu, j’en ai
assez. Je désire seulement être un chrétien ordinaire. Je ne veux pas porter
ce genre de fardeau. Je ne veux plus avoir à pleurer sur ma famille. Je veux
le saisir par la foi. »
Voyez-vous, vous devez prendre une décision.
Ou bien, vous vous cachez dans le lieu de la communion intime et là vous
entendez Dieu vous dire : « Maintenant, tu vas porter Mon fardeau, tu
vas être un instrument de restauration. Si tu t’attends à ce que quelqu’un
d’autre soit un instrument de témoignage pour ta famille, et fasse le
travail, tu te trompes. J’ai enflammé ton cœur. Je t’ai donné Mon cœur et
J’ai déversé sur toi Mon angoisse et Je suis en train de te la faire
ressentir et de te la partager, afin de t’amener sur tes genoux. Parce que
c’est là que Je te donne des paroles de direction. »
Et c’est ce qui
s’est produit avec Néhémie. Il a fini par sortir des eaux de l’angoisse avec
une parole claire que personne n’a pu rejeter. Il a amené une ville et une
nation sur leurs genoux. Vous trouvez cela dans Néhémie, au chapitre 8.
Voyez-vous, ou bien vous vous éloignez et retournez à votre passivité, en
disant : « Je vais seulement être un chrétien ordinaire. Je ne veux
pas entendre parler de pareille chose »
ou bien alors votre
cœur commence à s’écrier : « Oh! Dieu, Ton nom est en train d’être
blasphémé. On est en train de se moquer du Saint-Esprit. L’ennemi est sorti
pour essayer de détruire le témoignage de la fidélité du Seigneur et quelque
chose doit être faite, il n’est pas possible de ne pas le défier. »

Revenons
à ces paroles : « Lorsque j’entendis que Jérusalem était en ruines, je
fus dans la désolation et je pleurai. »
Voyez-vous, s’il avait cru à
cette théorie selon laquelle le besoin représente l’appel, savez-vous ce
qu’il aurait fait? Il aurait dit : « Messieurs, si vous patientez
juste un peu, je vais faire mes valises. Donnez-moi seulement un jour ou
deux. C’est le type de défi qui correspond à mes besoins, j’aime cela.
Allons-y, faisons-le. »
Pas d’angoisse, pas de jeûne, pas de prière.
Pas de brisement. Faisons-le simplement. Rien n’aurait été accompli. La
muraille n’aurait jamais été reconstruite. Tout ce que vous essaierez
d’accomplir sans ce baptême d’angoisse va échouer et tomber. Cela ne va pas
marcher.

Voici
ce qu’une sœur m’a écrit la semaine dernière : « Cher frère David,
j’ai tellement faim du Seigneur. Je suis si fatiguée des réunions centrées
sur le « comment faire ». C’est entièrement de la pacotille spirituelle.
On m’a parlé d’une conférence pour femmes qui, semblait-il, allait être une
grande expérience spirituelle. Alors je m’y suis rendue avec un groupe de
sœurs. Il y avait quinze mille femmes. J’ai été horrifiée, le premier soir,
lorsqu’ils ont ouvert la conférence avec un sketch comique. Ensuite tout est
allé de mal en pis. Nous avions été bernés par les responsables. Il n’y a pas
eu une seule prière. Pas une seule mention de la prière. Ce fut une farce et
j’ai été encore plus vide que jamais. »

Prophètes,
il est temps de vous insurger contre de tels responsables qui sont
confortablement assis à Sion, mangeant, chantant leur musique, mais ne sont
pas affligés de l’affliction de Joseph ! Ils n’agonisent pas dans la prière
au sujet de la ruine qui est en eux, en Joseph, en Israël ! Ils n’agonisent
pas, ils ne sont pas dans l’angoisse au sujet des conditions de l’Eglise ! De
la comédie? Oui. Des chants joyeux? Oui. Des repas, la communion fraternelle,
des bons moments ? Oui. Les larmes, l’angoisse, la prière, le jeûne? Non,
non, non. Ca, nous ne le trouvons pas.

Mes
amis, laissez-moi vous dire quelque chose : de ce baptême d’angoisse, il
vient une chose merveilleuse qui survient à ceux qui sont disposés à s’y
soumettre. C’est le fait de savoir de façon instantanée, urgente, la
voix de Dieu. Instantanée. Voyez-vous, si vous n’avez pas derrière
vous tout un historique de prière, si vous n’avez pas cette disposition à
rechercher le cœur de Dieu, vous l’obtenez en Lui demandant. Il a dit qu’Il
donnerait. « Je te donnerai, reçois. » C’est quelque chose que
vous demandez : « Oh! Dieu, je veux faire un pas pour aller vers Toi.
Je veux connaître Ton cœur. »
Et lorsque vous commencez à chercher Sa
face, vous Lui permettez de vous briser, de vous malaxer. Vous arrivez à cette
communion avec le Seigneur, à partir de cette expérience. Voyez-vous, Dieu
nous a appelés à vivre dans l’angoisse. C’est l’enfantement. C’est le sein
maternel d’où naît quelque chose que Dieu est en train de préparer, que Dieu
voulait accomplir et faire sortir des ruines. Que ce soit restaurer une
famille ou autre chose d’autre, Il vous fera descendre dans ce baptême. Tout
comme le baptême d’eau, vous émergez, vous sortez. Mais vous allez en sortir
avec cette connaissance instantanée de la voix de Dieu. Parce que,
voyez-vous, Néhémie, il avait jeûné, prié, il avait gémi et cela avait laissé
des traces sur son visage. Et le roi l’a remarqué. Il était échanson. Et un
jour, il a présenté le vin au roi et le roi lui a dit : « Pourquoi
es-tu si triste? Pourquoi as-tu ce mauvais visage? »
Néhémie n’a pas
eu le temps d’aller répandre son cœur devant le Seigneur. Il n’a pas eu le
temps à ce moment là de répondre : « Donne-moi trois jours pour jeûner
et prier. »
Non, il a eu une parole immédiate ! « Pourquoi
as-tu mauvais visage? »
Néhémie a répondu : « Je fus saisi de
frayeur, alors j’ai prié le Dieu des cieux, et j’ai répondu au roi. »

En d’autres termes, immédiatement il a prié, et immédiatement il
a reçu la direction. CONNAÎTRE LA VOIX DE DIEU. Il y a des moments où vous ne
saurez que faire, vous n’aurez pas le temps de vous précipiter dans les
toilettes, vous devez entendre Sa voix : « Voici le chemin,
marchez-y. »
Instantanément.

C’est
là le résultat glorieux d’un baptême d’angoisse. Seul le serviteur qui est
disposé à porter le chagrin du Seigneur a l’autorité et le droit de rappeler
à Dieu Ses promesses d’alliance. Nous prêchons l’alliance ici, mais seuls
ceux qui connaissent Son cœur permettent à Dieu d’apporter la guérison à
travers eux. Ceux-là ont laissé Dieu pénétrer en profondeur leur âme : « Oh!
Dieu, je ne peux pas faire cela par mes propres forces, mais je ne vais pas
laisser mes enfants descendre en enfer. Je ne vais pas laisser mon mari, ma
femme se perdre. Oh! Dieu, je ne veux pas continuer à vivre dans cette mort.
Je ne veux plus vivre dans cette tiédeur et cette froide indifférence. Oh!
Dieu, change-moi. »
C’est quand vous vous trouvez dans le désespoir
devant Dieu, quand vous prenez la ferme résolution de Le chercher, c’est
alors que vous avez le droit de rappeler à Dieu Ses promesses d’alliance.
Voyez-vous, et je vais conclure dans quelques minutes, nous avons une nation,
une Eglise aujourd’hui, pleines d’experts en diagnostics. N’importe qui peut
vous dire ce qui ne vas pas dans l’Eglise aujourd’hui. Et maintenant, ils
produisent des statistiques et des sondages. Ils peuvent par exemple vous
dire combien de païens il y a en Chine, et ils vous donneront des
statistiques et ainsi de suite. Mais dans tous ces livres, vous ne trouvez
pas la plus légère référence à l’angoisse, aux larmes et au brisement – vous
n’entendrez pas un seul mot à ce sujet, vous ne l’entendrez pas.

Comme
pensée finale, je veux vous poser cette question : pourquoi Dieu a-t-Il
partagé à Néhémie Son angoisse, parmi tous les autres hommes craignant Dieu
qui appartenaient au reste d’Israël? Parce qu’il était un homme de prière. Il
se trouvait déjà en prière. Maintenant, je veux vous dire quelque chose : je
crois à la destinée, je crois que Dieu choisit des hommes, mais Dieu peut
choisir un homme et ce dernier peut tout simplement avorter le plan de Dieu.
Néhémie aurait pu dire : « Ecoute, j’ai davantage d’influence ici
même, le roi m’écoute. Il est nécessaire que je reste ici. »
Et Dieu,
j’en suis sûr, l’aurait laissé choisir. Je suis d’accord avec vous que Dieu
aurait levé quelqu’un d’autre. Non, Néhémie a dit : « Oh! Dieu, cela
me pèse sur le cœur, révèle-moi Ton cœur. »

Je
sais maintenant qu’il faudra bien plus que des prédications, plus que
n’importe quelle révélation. Il n’y aura aucun renouveau, aucun réveil, à
moins que nous ne soyons disposés à Le Laisser une fois de plus nous briser.

Je
ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce qui va survenir. Les autres pasteurs
vous ont partagé ce que nous ressentons au sujet des temps très, très
troubles et difficiles qui sont juste devant nous. Et ces choses vous sont
annoncées non seulement de la chaire, mais aussi de la part des hommes
politiques du monde entier. Mais je dois vous dire que Dieu m’appelle
personnellement à un baptême d’angoisse. Je ne sais pas où j’en suis dans cet
appel aujourd’hui même. Mais j’ai dit à Dieu : « Je n’irai pas. »
– Il est prévu que j’aille à des conférences pour pasteurs en mai en Ecosse,
au Pays de Galles, en Irlande, et ensuite à Mingston et dans le monde entier.
Je m’y rends seulement deux ou trois fois par an. Mais j’ai dit au Seigneur :
« Dieu, je ne vais plus y aller. Je ne vais pas accepter une autre
réunion avant que je ne connaisse Ton angoisse en faveur des pasteurs. Je ne
peux pas y aller seulement parce qu’il y a un besoin. Je ne peux y aller
parce qu’on me réclame et que je suis accepté. Je veux… »

Quand
je prêche quelquefois de cette manière et que tout devient si calme, j’ai
l’impression que… Seigneur, j’ai voulu, dans le passé, que les gens
soient heureux.

Mes
amis, il se fait tard et les temps deviennent sérieux. Je vous en prie, ne me
dites pas que vous vous sentez concernés. Ne me dites pas que vous voulez que
vos bien-aimés qui ne sont pas sauvés le soient, quand vous passez des heures
et des heures sur Internet ou devant la télévision. Soyez honnêtes.

Je ne sais pas comment conclure. Seigneur, aide-moi. J’ai
le sentiment que sans doute ce n’est pas le cas pour toute l’assemblée mais
qu’Il est en train de parler à certains d’une façon très spéciale. Il est en
train de parler à votre cœur comme au mien. Peut-être que vous n’avez pas
besoin de prière, mais je vous sollicite, j’ai besoin de vos prières.

Seigneur,
j’ai juste à prier. Je ne sais pas quoi faire d’autre. J’ai prêché, Seigneur,
ce que Tu as déposé sur mon cœur et je ne sais pas comment le conclure. Tu
vas le conclure. Fais ce que Tu veux faire, Seigneur. Tu nous parles.
Seigneur, je dois confesser que je ne suis pas ce que j’étais, je ne suis pas
ce que je suis supposé être. Dieu, je n’ai pas Ton cœur, ni Ton fardeau. J’ai
été léger, j’ai voulu rendre les choses faciles, je voulais juste être
heureux ! Mais, Seigneur, la vraie joie vient du sein de l’angoisse. C’est là
que se trouve la joie lorsque nous voyons les résultats de notre
détermination à nous saisir de Ton cœur et qu’alors Tu nous donnes des
directions, et qu’alors nous voyons des résultats durables – nous voyons une
ville entière venir à la repentance. Et là Néhémie se lève et dit : « Maintenant,
c’est le temps de se réjouir. Que la joie du Seigneur soit votre force! »

Mais cette joie est venue de ce qu’ils avaient vu la victoire qui était issue
de l’angoisse. Oh! Dieu.

Je
ne suis pas en train de réprimander cette église. Je ne suis pas en train
d’essayer de jeter la pierre sur personne. Mais, ô Dieu, si Tu le fais pour
quelqu’un, fais-le aussi pour moi. Je veux que mon cœur soit de nouveau
brisé. Seigneur, je veux que Tu m’introduises dans Ton cœur, et je veux ressentir
les blessures et les besoins de ce peuple, afin que, lorsque je me tiens sur
cette chaire, je prêche Ta pensée et Ton cœur.

Voulez-vous
vous lever?

(David Wilkerson demande au groupe de louange de conduire
l’assemblée dans un chant. L’assemblée entière entonne un chant très doux, et
David Wilkerson chante aussi, d’une voix rauque mais avec des émotions
profondes.)

Si
vous êtes dans l’annexe, le Saint-Esprit est en train de vous parler.
Descendez jusqu’à l’auditorium et rejoignez-nous ici. Ouvrez vos cœurs tandis
que Dieu vous parle. Je ne sais pas ce qu’Il est en train de dire, mais Il
est en train de vous parler. Vous avez besoin d’y répondre. Avancez vers le
devant ici, et chantez une nouvelle fois, s’il vous plaît.

(L’assemblée entonne une deuxième fois le même chant.)

Néhémie,
au chapitre 8. Il continue à parler. « Ils lisaient distinctement dans
le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre
ce qu’ils avaient lu. Lorsqu’ils furent placés, on lut dans le livre de la
loi de l’Eternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée; et pendant un
autre quart ils confessèrent leurs péchés et se prosternèrent devant
l’Eternel, leur Dieu. » (Néhémie 8:8; 9:3)

Mes
amis, voilà le résultat de ce baptême d’angoisse. Maintenant Dieu s’occupe de
toutes les familles d’Israël, Il a affaire avec les princes, les dirigeants,
et « Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et
les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est
consacré à l’Eternel, votre Dieu; ne soyez pas dans la désolation et dans les
larmes! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. »

(Néhémie 8:9).

Voyez-vous,
cela résulte du fait qu’un homme a pris sur lui le cœur de Dieu. Ce résultat
est d’avoir la joie ultime de voir Dieu accomplir Sa Parole et Ses promesses
d’alliance dans votre vie. Rien de la chair ne vous donnera la joie – peu
m’importent la somme d’argent, le nouveau genre de nouvelle maison que je
peux avoir, il n’y absolument rien, rien matériellement, qui peut vous donner
la joie. Cette joie ne vient que lorsque c’est le Saint-Esprit qui
l’accomplit quand vous obéissez et prenez sur vous Son cœur. Il vous donne
alors de connaître Sa voix, cette connaissance instantanée venant du fait que
vous L’avez entendu vous dire : « Voici le chemin, marchez-y. »
Et alors vient la merveilleuse joie de voir Dieu répondre à vos prières et
construire une muraille autour de votre famille, construire les murs autour
de votre propre cœur et vous rendre fort et imprenable devant l’ennemi. Dieu
a accompli ce que nous avons désiré.

Ah,
pourriez-vous lever les mains?

Référence: A Call to Anguish,
message prêché par David Wilkerson le 15 septembre 2002, dans son église
Times Square Church, à New York, aux Etats-Unis.

Notes:

1. Un célèbre joueur de basket aux Etats-Unis, à l’époque, qui
mourut par overdose.