NAITRE UNE FOIS MOURRIR DEUX FOIS, NAITRE DEUX FOIS MOURRIR UNE FOIS

 

F..  (En avant 1934/8)

 

Nous sommes tous nés une fois pour entrer dans ce
monde ; nous
avons tous à
mourir une fois pour en sortir.

Chacun est d’accord sur ce
point ;
mais ce que
chacun ne
sait
pas, c’est que,
à côté d
e
cette naissance et de cette mort
qu’on
peut
nommer
naturelles,
il y a une autre naissance et une autre mort qui fixent notre
sort
pour l’éternité.

– Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume
de
Dieu,
disait Jésus. (Jean 3/3.)

Par notre naissance, nous entrons dans un monde condamné, perdu, à la condamnation duquel
nous participons tous sans
exception.

Il n’y a point de distinction.

Il n’est pas ici question de riches ou de pauvres, de nobles ou de bourgeois, d’honnêtes gens ou de criminels, de protestants ou de
catholiques.

Tous nous avons en nous-mêmes, par droit de naissance, le
principe de
la condamnation éternelle ».

Voici donc deux morts devant nous :
La
mort naturelle d’abord, qui termine notre vie sur cette terre ; puis une seconde mort qui est la mort éternelle, la
condamnation définitive, l’enfer.

C’est de cette situation que Jésus-Christ
e
st
venu nous retirer.

Fils de Dieu envoyé par Dieu, il se présente à nous comme celui
qui,
seul, a la puissance
de nous sauver, et Il a donné sa vie
pour cette œuvre.
C’est par un acte de confiance en lui que
nous
pouvons être sauvés.
Dieu pond à notre foi en mettant en
nous le
principe d’une vie nouve
lle : la vie éternelle.

Celui qui croit au Fils de
Dieu a la vie éternelle . . .
Il n’est plus sujet à la condamnation ; il est passé de la mort à la vie ; il ne mourra pas pour toujours.

C’est là un don de Dieu, un acte de puissance,
un
miracle
qui
s’appelle la nouvelle naissance et sans lequel aucun homme ne pourra jamais échapper à
la
condamnation.

Ni mérites, ni vertus, ni actes de dévotion, ni bonnes
dispositions,
ni sacrifices d’aucune
sorte, ne peuvent en aucune
manière
produire ce résultat, ou être substitués à
cet acte
de
la grâce divine qui divise les hommes sur cette terre déjà en deux classes :

-ceux qui n’ont passé que par une seule naissance, la naissance naturelle ;

-Ceux qui sont nés de Dieu, et qui ont passé par la nouvelle naissance. Ceux-ci sont participants de
la nature divine (Pierre l, 4).

Ces deux catégories sont absolument
distinctes aux yeux
de

Dieu, bien qu’elles ne soient
pas
toujours
visibles pour les hommes ; car beaucoup peuvent avoir l’apparence de la vie sans la vie, les formes de piété sans avoir
passé
par
cette nouvelle naissance.

Pour les premiers, la mort qui termine leur vie terrestre, marque seulement la fin des jours que Dieu leur donnait pour
se repentir et revenir à lui. Si, après
avoir été
mis
en demeure d’accepter
le salut, ils sont restés sourds aux appels de Dieu, Dieu les retire, et le
jugement
final ne fait
que
constater
ce qu’ils sont, ce qu
ils ont voulu être : séparés de Dieu
pour
toujours, voués
à la réprobation pour l’éternité ; c’est
la seconde mort.

Quant aux seconds, ceux qui sont nés de Dieu, ceux qui
sont des enfants
de Dieu par la foi en Jésus-Christ, ils savent dès maintenant qu’ils ont à
tout
jamais échappé
à la condamnation, à l’enfer ; la mort qui termine leur vie sur cette terre ne fait que leur ouvrir la porte du ciel, et les fait entrer dans la gloire.

– Et maintenant, choisissez : que voulez-vous
?

Naître une fois, – mourir deux fois ?

Naître deux fois, – mourir une
fois
?