D. Farina (Viens et
vois 1951/03)
(Luc 24/5) « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts
celui qui est vivant ? »
Les disciples de Jésus,
ceux et celles qui l’avaient suivi depuis
fête, venaient brusquement de vivre en quelques jours des événements imprévus
et bouleversants. Ce fut un terrible orage qui survint dans leur ciel serein.
Ce dernier voyage vers
Ville Sainte
triomphe. Dans chaque ville, dans chaque village, leur Maître avait accompli
divers miracles de guérison. Cette foule heureuse sentit soudain passer un
souffle de joie céleste à la vue de la grande cité. Voulant honorer leur
bienfaiteur, ces âmes simples avaient jonché la route de leurs propres
vêtements et, agitant des palmes lui firent un joyeux cortège au chant des
cantiques sur une voie triomphale jusqu’au Temple de Dieu. La popularité de
Jésus grandit encore au cours des jours qui suivirent, attisée par ce triomphe,
la haine des Juifs se ralluma, puis grâce à la complicité de Judas, quelques heures
suffirent pour exécuter l’affreux complot tramé dans l’ombre ! Un jugement
hâtif et sommaire conduisit Jésus du Sanhédrin à Pilate, de Pilate à Hérode,
puis pour en finir et, après la flagellation, à la mort !
En une seule nuit une
suite d’événements inattendus et incompris mirent fin à l’illusion des
disciples. Ils avaient vu grandir l’autorité de leur Maître ; l’enthousiasme de
la foule pour sa royauté débonnaire et le nombre de ceux qui acceptèrent Sa
Parole. Malgré tous les avertissements, l’illusion d’une royauté purement
terrestre se développait en eux et s’étayait par ces preuves. La déception fut
terrible et, en quelques heures toutes leurs espérances furent anéanties. La
mort du Seigneur dûment constatée mit le comble à leur tristesse.
Que fut ce terrible «
sabbat » de
pour ces hommes et ces femmes déçus, bouleversés et meurtris dans la sincérité
de leur cœur ?
Au matin du
premier jour de la semaine des femmes se hâtèrent vers le sépulcre, les mains
pleines d’aromates pour embaumer le corps du Sauveur. Elles voulaient conserver
dans la mort le Prince de
!
O stupeur ! Le
sépulcre est ouvert et vide ! Deux messagers célestes sont là pour leur dire :
« Il est ressuscité, » puis ils ajoutent avec un doux reproche « pourquoi
cherchez-vous parmi les morts Celui qui est vivant ? »
Elles n’avaient pas
compris. Ce Jésus qu’elles avaient aimé pendant quelques années ici-bas, était
le FILS DE DIEU! Sa royauté n’était pas terrestre ; sa puissance avait vaincu
le sépulcre. Il régnait pour l’éternité dans le Royaume de Dieu Dès qu’elles
comprirent, leur inutile offrande s’échappa de leurs mains. Il est vivant ! Il
est ressuscité ! Une joie nouvelle monte de leur cœur et une tâche nouvelle
leur est confiée : « Allez dire à mes
frères . »
Bien-aimés du Seigneur
qu’apportez-vous en ce matin de Pâques pour glorifier et servir Celui qui est
Vivant? Que produira votre zèle pour la cause du Seigneur ? Le tombeau est vide
; notre Maître est à l’œuvre pour le salut des âmes, il nous veut pour être ses
témoins, ses messagers. Laissez là votre morne piété, oubliez vos déceptions et
vos peines. Participons, aussi, à son triomphe et consacrons-nous de nouveau
pour Son Service !
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